Baisse marquante des dossiers médicaux pendant les vacances de carnaval : une saison des sports d’hiver plus calme que prévu
Depuis le début des vacances de carnaval, Mutas constate une baisse inattendue du nombre de dossiers médicaux ouverts.
Jusqu’à hier inclus, le total est environ 20 % inférieur à celui enregistré durant la même période l’an dernier. La diminution est particulièrement perceptible dans les destinations classiques de sports d’hiver.
Si cette tendance se confirme, Mutas s’attend à traiter au total quelque 800 dossiers d’assistance médicale voyage d’ici la fin des vacances de carnaval.
Explications possibles
Une première explication réside peut-être dans l’évolution du comportement des vacanciers. Les séjours aux sports d’hiver subissent depuis plusieurs années une pression due à la hausse des coûts liés à l’hébergement, aux forfaits de ski et au transport. Parallèlement, les destinations ensoleillées et les séjours de courte durée gagnent en popularité, ce qui peut influencer le nombre d’incidents dans les stations de ski traditionnelles.
Le calendrier et la répartition régionale des périodes de vacances jouent également un rôle dans les fluctuations annuelles des statistiques liées aux sports d’hiver. Durant la semaine sans cours début février, Mutas a même traité 7 % de dossiers en plus par rapport à la même période des deux années précédentes.
Les conditions sur les pistes ont également un impact. L’abondance de neige fraîche, le risque accru d’avalanches ainsi que les accidents et décès qui y sont liés ont peut-être entraîné une baisse de la fréquentation des pistes ou une pratique du ski plus prudente.
En outre, le ski prudent est de plus en plus encouragé par des campagnes de prévention et par une attention accrue portée à la sécurité des skieurs et snowboardeurs. Cela peut également contribuer à la diminution du nombre d’incidents.
En ce qui concerne spécifiquement l’Italie, la baisse peut également être liée aux Jeux olympiques d’hiver. Les éditions précédentes ont en effet montré que les régions concernées accueillent moins de pratiquants « traditionnels » des sports d’hiver pendant cet événement. Cela s’explique principalement par le fait qu’une partie des pistes est indisponible (réservée aux compétitions), mais aussi par l’affluence et la hausse des prix hôteliers.
Rapatriements médicaux
Malgré la baisse générale, Mutas prévoit néanmoins d’organiser une quarantaine de rapatriements d’ici la fin de la période de vacances. Ceux-ci s’effectuent généralement en ambulance depuis les régions de sports d’hiver ou en avion depuis des destinations ensoleillées plus éloignées.
La vigilance reste nécessaire
Bien que les chiffres soient positifs, la prudence demeure essentielle lors des séjours aux sports d’hiver. Ces activités comportent en effet un risque accru de blessures.
Une bonne préparation, un équipement adapté et le respect des règles de sécurité restent donc cruciaux. Mieux vaut prévenir que guérir.